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Une vie rythmée au Zoo

Mises en contact, naissances, enrichissements, arrivées au Zoo de La Flèche ou encore départs vers un autre parc… toutes ces étapes sont parties prenantes de la vie d’un parc zoologique.

UNE VIE RYTHMÉE AU ZOO DE LA FLÈCHE 

Pourquoi transférer des animaux entre parcs zoologiques ?

Après plusieurs semaines de préparation et des échanges réguliers entre ses soigneurs, l’équipe vétérinaire du Zoo de La Flèche et sa nouvelle équipe sur place, Tankwa, jeune mâle lion blanc, a rejoint le Parc des Félins en région parisienne. Depuis, il y découvre un tout nouvel environnement, spécialement adapté à lui et ses congénères, dans le cadre d’un programme de reproduction. Ce transfert est aussi l’occasion, pour le Zoo de La Flèche, de rappeler son rôle en matière de conservation, recherches, éducation, préservation de notre biodiversité et d’une faune particulièrement menacée. Le transfert d’animal faisant partie des missions fondamentales d’un parc zoologique.

 

DÉPART DE TANKWA, LION BLANC NÉ AU ZOO DE LA FLÈCHE

Premiers pas en extérieur pour Yôko et Tankwa (2018)

C’est un nouveau départ qui s’est déroulé dans les allées du parc en ce début d’année : celui de Tankwa, lion blanc.

Né en 2018 au Zoo de La Flèche, Tankwa et son frère jumeau Yôko, sont les derniers petits de Nikita et Jabu, couple emblématique de lions blancs sur notre parc. Fusionnel avec son frère Yôko et très joueur, il n’était pas rare d’observer de tendres moments entre les deux lionceaux. Grâce à leur jeune âge, la complicité des deux lions blancs se traduisait par du jeu et de jolis instants de partage.

Âgés aujourd’hui de 3 ans, les instants de jeux prenaient de l’ampleur en termes de force et de rivalité, rendant complexe l’idée de faire évoluer deux mâles adultes avec une femelle plus âgée. Après plusieurs échanges avec le Parc des Félins (plus de 160 félins de 26 espèces différentes sur plus de 70 hectares d’espace animalier), l’équipe de soigneurs et de vétérinaires du Zoo de La Flèche a décidé le transfert de Tankwa. Ce dernier a alors rejoint un nouvel environnement avec trois lionnes dont deux jeunes femelles dans le cadre d’un programme de reproduction.

 

DES NOUVELLES DE TANKWA

L’arrivée de Tankwa représente une nouvelle étape importante dans l’histoire des Parcs Zoologiques Lumigny. Grâce à lui, c’est la continuité de la troupe de lions blancs présents depuis 2006 au parc qui va pouvoir être assurée. Il a ainsi pu faire la rencontre des trois femelles : Aline, aujourd’hui âgée de 17 ans, et ses deux filles Sabie et Sihreni, qui fêteront leurs 5 ans le 31 mai.

 Témoignage de Sébastien VERDIN, Responsable pédagogique du Parc des félins de Lumigny, quelques semaines après l’arrivée de Tankwa :

Tankwa s’adapte bien. S’il n’a pas encore été mis en contact avec les trois femelles en même temps, il est quotidiennement avec deux femelles (la mère et l’une de ses filles). Après quelques premières approches un peu maladroites, il se fait accepter progressivement par les filles. S’il n’y a pas encore de contacts affiliatifs francs pour le moment, il n’y a pas d’agressivité mutuelle non plus. Ils apprennent à cohabiter sans rapprochements véritables, ce qui est tout à fait normal à ce stade. Avec Tankwa, c’est le démarrage d’une nouvelle aventure, qui, nous l’espérons, verra naître dès cette année de nouveaux ambassadeurs de la vie sauvage. Une chose est sûre nos habitués le trouvent magnifique. 

Afin d’anticiper l’essor de cette troupe de lions, et pour faciliter l’intégration de Tankwa avec les femelles, le Parc des Félins a fait le choix de leur offrir l’un des plus grands territoires à lions du parc. Cela leur permettra, notamment, de préparer la mise en contact progressive de toute la troupe sur un territoire neutre.

 


POURQUOI TRANSFÉRER DES ANIMAUX ENTRE PARCS ZOOLOGIQUES ?

Face à un constat alarmant de disparition de notre biodiversité, les parcs zoologiques agissent à travers de nombreuses actions de conservation :

Tous les transferts ont ainsi un objectif de conservation, reposant sur une mission de sauvegarde d’espèces souvent menacées, peu connues du grand public et pourtant essentielles à notre biodiversité.

L’EAZA (Association européenne des zoos et aquariums) et le coordinateur de l’espèce concernée jouent un rôle essentiel et décisionnaire dans les mouvements d’animaux entre parcs zoologiques par le biais de diverses actions donnant lieu, ou non, à un transfert :

 

UNE VIE RYTHMÉE AU ZOO DE LA FLÈCHE

L’année dernière, comme chaque année, de nombreux transferts ont eu lieu au Zoo de La Flèche. Dans la cadre de la création d’une nouvelle volière sud-américaine au printemps 2021, le parc a ainsi accueilli trois femelles maras et un groupe d’ibis rouge qui cohabitent aujourd’hui avec le groupe de saïmiris et les fourmiliers. Une autre nouvelle espèce originaire d’Amérique du Sud a rejoint le parc en 2021 : il s’agit de trois agoutis d’Azara qui ont pris place dans l’ancien espace des saïmiris.

Mara (gros rongeur vivant exclusivement en Argentine)

A l’inverse, des départs ont été observés en 2021 avec des objectifs divers de conservation et de reproduction. Ainsi, plusieurs transferts au départ du Zoo de La Flèche ont été organisés l’année passée :

 

Chacune de ces étapes, qu’il s’agisse des transferts d’animaux – longuement étudiés -au même titre que les mises en contact, les naissances, les enrichissements, les arrivées au Zoo de La Flèche sont parties prenantes de la vie d’un parc zoologique.

 


APPRENEZ-EN PLUS SUR LE LION BLANC

Ce magnifique animal ne se rencontre qu’exceptionnellement dans certaines réserves d’Afrique du Sud. Selon les croyances africaines, le lion blanc est divin et croiser sa route porte bonheur.

UN PEU D’HISTOIRE …

Bien que signalés depuis des siècles, les premières observations « officielles » de lions blancs remontent aux années 1940. Mais ce n’est que dans les années 1970 que leur existence fut enfin révélée au grand public dans le livre « the white lions of Timbavati » (« les lions blancs de Timbavati »). L’auteur y relate l’histoire de deux lionceaux, Temba (« espoir » en zoulou) et Tombi (« fille »), qui furent observés puis recueillis dans la réserve privée de Timbavati, adjacente au Parc National Kruger (Afrique du Sud). Suite à la mort de leur mère, ces deux jeunes lions furent confiés au Zoo National de Prétoria et fondèrent l’une des premières lignées de lions blancs élevés en captivité. D’autres lignées apparurent plus tardivement, toujours issues d’individus provenant du Parc National du Kruger ou de réserves limitrophes.

UNE ESPÈCE DISTINCTE OU UN ALBINOS ?

Ni l’un ni l’autre ! Le lion blanc est une « variété » de la sous-espèce panthera leokrugeri, le lion du Kruger. Il ne s’agit donc pas d’une espèce ou d’une sous-espèce à part entière. Les lions blancs ne sont pas non plus atteint d’albinisme, qui est un défaut de pigmentation de la peau, des poils et des yeux résultant de l’absence de mélanine. En effet, les lions blancs ont les coussinets, les narines et les lèvres noires, leurs yeux peuvent être de couleur noisette, bleu-gris ou verts.

COMMENT APPARAISSENT LES LIONS BLANCS ?

Le lion blanc est le fruit d’une mutation génétique appelée leucistisme. Le gène à l’origine de cette apparence inhibe le dépôt de pigment noir, la mélanine, sauf à l’extrémité des poils. La couleur du pelage varie alors du blond au blanc presque pur, la crinière des mâles étant de couleur blonde ou crème au lieu d’être noire. Cette mutation est portée par un gène dit récessif, les deux parents doivent ainsi être tous les deux porteurs de ce gène pour qu’au moins l’un des petits soit blanc.