Safari Lodge

Mieux connaître pour mieux protéger

Il y a urgence à protéger la biodiversité !

Telle est la vocation du Zoo de la Flèche : émerveiller et faire aimer les animaux sauvages pour impliquer les futures générations dans la protection de la faune et de la nature.
Désireuses de s’impliquer fortement dans le domaine de la recherche et de la conservation sur le territoire national et international, les équipes du Zoo de la Flèche soutiennent financièrement et s’engagent sur le terrain aux côtés d’acteurs de la conservation pour deux raisons : agir et témoigner !

Le développement des opérations in situ

Le Zoo de La Flèche participe depuis 1989 à la conservation ex situ des espèces protégées à travers le programme EEP (European Endangered species Programme). La conservation in situ, autrement dit, dans le milieu naturel, fait également partie des engagements importants pris par le Zoo.

Protection des mammifères marins sur les côtes françaises :

La protection de la biodiversité française a toujours été l’une des priorités du Zoo de La Flèche. Durant plus de 10 ans, les équipes du zoo ont participé au suivi des phoques gris et veaux le long des côtes françaises. Partenaires de l’Université de La Rochelle et du Parc Marin de la Mer d’Iroise pour cette étude, les équipes vétérinaires et animalières du zoo ont ainsi apporté leur expertise ainsi qu’un soutien humain, financier et matériel à ce programme de suivi.

Protection des bonobos en République Démocratique du Congo :

En octobre 2015, plusieurs membres de l’équipe du Zoo de La Flèche sont partis en RDC auprès de l’association Lola Ya Bonobo qui œuvre à la protection de l’un de nos plus proches cousins. Partis à la rencontre des bonobos, ils ont mis leurs compétences au service du sanctuaire qui recueille de petits bonobos devenus orphelins à cause du braconnage, les soigne et les élève jusqu’à leur réintroduction en milieu naturel.

Protection de la faune africaine en danger :

Les équipes du Zoo de La Flèche ont confirmé leur engagement sur le terrain en se rendant une nouvelle fois en Afrique en 2016. Aux côtés de l’ONG Wildlife Angel, qui agit pour la protection de la faune sauvage et de ceux qui la défendent, ils ont pu se confronter à la dure réalité de la lutte anti-braconnage. Sur place, les rhinocéros sont décimés pour leur corne, une matière qui s’échange à prix d’or sur les marchés asiatiques. A ce rythme, l’espèce aura disparu d’ici 15 ans.

Protection des mammifères marins en Polynésie :

En 2017, les équipes du parc sont allées travailler sur le terrain en Polynésie française auprès de Te Mana O Te Moana. Cette association a 3 objectifs :  mettre en place des programmes de protection et de suivi des espèces marines, participer à des projets de recherche sur la faune marine et sensibiliser les populations locales à la richesse de leur patrimoine naturel et à sa fragilité.

En plus de ses actions sur le terrain, le Zoo de la Flèche a décidé d’agir en faveur de la conservation in situ d’espèces protégées en soutenant financièrement de nombreuses associations à travers le monde.

Le Zoo de La Flèche, membre actif de l’EAZA

logo-eazaL’EAZA (Association Européenne des Zoos et des Aquariums) a pour objectif de promouvoir la coopération entre parcs zoologiques dans le but de préserver les espèces. Elle regroupe aujourd’hui plus de 300 membres répartis dans 36 pays européens ainsi que quelques membres provenant de pays limitrophes de l’Europe, tels qu’Israël, la Turquie, le Koweit ou les Emirats arabes unis. Seule une quarantaine de zoos en France peut se targuer d’appartenir au réseau EAZA.

Pour maintenir ce niveau d’excellence, un certain nombre de critères tels que la qualité des installations, le suivi nutritionnel, l’approche pédagogique ou encore l’engagement pour la conservation in et ex situ doivent être respectés.

Etre membre de l’EAZA c’est aussi aller à l’encontre des pratiques d’horreur faites aux animaux, dont le trafic animalier fait partie. L’échange ou le prêt d’animaux entre les zoos membres permet notamment de lutter contre ce trafic et d’éviter ainsi la capture en milieu naturel.

 

La recherche au sein du zoo

Depuis une quinzaine d’années, étudiants et chercheurs sont accueillis au sein du parc pour participer à divers partenariats scientifiques, à des études comportementales et des programmes de recherche in et ex situ.

Les 150 espèces présentées sur le parc attirent les chercheurs du monde entier. Certains sollicitent par exemple le Zoo de La Flèche pour obtenir des échantillons biologiques parfois difficiles à recueillir. Le Zoo a en effet vocation à participer aux programmes de recherche nationaux et internationaux, reposant sur la récolte, le stockage et l’analyse d’échantillons biologiques d’animaux (sérothèques, récoltes de tissus, analyses biologiques).

L’objectif de ce travail de recherche :

Apporter un soutien scientifique, logistique, matériel et financier aux organisations oeuvrant pour la recherche et la conservation des espèces menacées.

Parmi ces travaux de recherche :

Le Zoo de La Flèche a été sollicité par un laboratoire hollandais pour l’aider à réaliser une étude sur la nutrition des guépards. L’équipe vétérinaire du Zoo a également réalisé des prélèvements de poils sur des zébus et a fait parvenir les résultats à une université polonaise, réalisant des recherches sur la génétique des bovidés. Bientôt, le parc devrait participer à une étude sur l’ours polaire, en collaboration avec un laboratoire allemand. Ces travaux, réalisés à l’échelle internationale, le Zoo de La Flèche souhaite les poursuivre. Ils permettent à la fois d’enrichir ses connaissances en matière de zootechnie et de médecine vétérinaire, mais aussi de faire avancer la recherche fondamentale.

Medical training

Le Zoo de La Flèche est devenu le leader du medical training, une technique comportementale qui off re, grâce à un apprentissage et une désensibilisation, la possibilité de soigner les animaux sans les capturer, limitant ainsi les périodes de stress. Cette technique permet notamment d’éviter très souvent l’anesthésie, dangereuse et difficile à maîtriser avec les animaux.

Cyril Hue, vétérinaire au Zoo depuis 2000, est un des acteurs majeurs de cette discipline en France. Il est parvenu, en une dizaine d’années, à développer cette pratique née aux Etats- Unis il y a plus de 40 ans.

Au Zoo de La Flèche, le medical training a démarré avec les mammifères marins. À l’époque, cette méthode d’entraînement aux soins avait été suivie avec attention par les équipes des plus grands centres de présentation d’espèces marines, comme Nausicaa (Boulogne-sur-Mer) et Océanopolis (Brest).

 

Un exemple concret avec les otaries

Lorsque les otaries sont endormies médicalement, elles risquent de se mettre en apnée et de ne pas se réveiller. Une anesthésie pourrait donc être fatale.
Grâce au medical training, les otaries se laissent manipuler et les soigneurs peuvent réaliser un examen clinique complet sans risque.
Seule une relation de confiance exceptionnelle avec le soigneur-entraîneur, ainsi qu’un travail rigoureux et quotidien permettent d’obtenir la collaboration volontaire et pacifique de l’animal pour la réalisation de ses propres soins.

 

Et avec les éléphants ou encore les guépards …

De par leur taille et leur caractère, les éléphants sont très difficiles à contenir. Et pourtant ! Une simple rondelle de pomme suffi t à ce qu’ils présentent leurs pieds pour se les faire limer ou qu’ils se prêtent, sans sourciller, à des palpations abdominales ou à un examen de la bouche.

Depuis, la technique s’est étendue à d’autres animaux tels que les rapaces, les lémuriens, les ours, les pandas, les guépards ou encore les hippopotames. Intégrée au quotidien de l’animal, cette maîtrise du comportement permet d’intervenir plus facilement pour les soins et de limiter au maximum le stress, prévenant ainsi le bien-être des animaux dans la durée.