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Mieux connaître pour mieux protéger

Le Zoo de La Flèche, membre actif de l’EAZA

logo-eazaL’EAZA (Association Européenne des Zoos et des Aquariums) a pour objectif de promouvoir la coopération entre parcs zoologiques dans le but de préserver les espèces. Elle regroupe aujourd’hui plus de 300 membres répartis dans 36 pays européens ainsi que quelques membres provenant de pays limitrophes de l’Europe, tels qu’Israël, la Turquie, le Koweit ou les Emirats arabes unis. Seule une quarantaine de zoos en France peut se targuer d’appartenir au réseau EAZA.

Pour maintenir ce niveau d’excellence, un certain nombre de critères tels que la qualité des installations, le suivi nutritionnel, l’approche pédagogique ou encore l’engagement pour la conservation in et ex situ doivent être respectés.

Etre membre de l’EAZA c’est aussi aller à l’encontre des pratiques d’horreur faites aux animaux, dont le trafic animalier fait partie. L’échange ou le prêt d’animaux entre les zoos membres permet notamment de lutter contre ce trafic et d’éviter ainsi la capture en milieu naturel.

Le développement des opérations ex situ

img-proteger-01Le Zoo de La Flèche participe depuis 1989 à la conservation in situ des espèces protégées à travers le programme EEP (European Endangered species Programme). La conservation ex situ, autrement dit, dans le milieu naturel, fait également partie des engagements importants pris par le Zoo.

Si le soutien financier est l’un des moyens d’intervenir dans ce domaine, c’est en s’impliquant personnellement que le Zoo de La Flèche a décidé d’agir en faveur de la conservation ex situ d’espèces protégées.

Depuis 2005, la Direction régionale de l’environnement (DIREN) Poitou-Charentes et le centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle font appel au savoir-faire de l’équipe vétérinaire du Zoo. Ce dernier leur apporte une aide scientifique et son expertise vétérinaire pour aider à déterminer les causes de mortalité des mammifères marins dans le cadre du Réseau National Echouage.

L’association Kalaweit, le plus grand projet de sauvegarde des gibbons au monde, est également soutenue par le Zoo de La Flèche. Ce dernier aide financièrement l’association dans le but de lui permettre d’acquérir du terrain, afin qu’elle ait la possibilité d’agrandir les réserves de protection des gibbons situées à Bornéo et Sumatra, permettant ainsi la sauvegarde de ces animaux et de leur habitat.

Depuis 2013, le Zoo vient également en aide à une association nommée Red Panda Network, chargée de la sauvegarde du petit panda au Népal. L’aide financière versée par le parc permet de payer les salaires des gardiens de la réserve.

Le Zoo de La Flèche oeuvre enfin en Afrique, où il souhaite approfondir la relation établie avec le CCC (Centre de Conservation des Chimpanzés) de Guinée afin de mettre en place un partenariat.

La recherche au sein du zoo

Depuis une quinzaine d’années, étudiants et chercheurs sont accueillis au sein du parc pour participer à divers partenariats scientifiques, à des études comportementales et des programmes de recherche in et ex situ.

Les 150 espèces présentées sur le parc attirent les chercheurs du monde entier. Certains sollicitent par exemple le Zoo de La Flèche pour obtenir des échantillons biologiques parfois difficiles à recueillir. Le Zoo a en effet vocation à participer aux programmes de recherche nationaux et internationaux, reposant sur la récolte, le stockage et l’analyse d’échantillons biologiques d’animaux (sérothèques, récoltes de tissus, analyses biologiques).

L’objectif de ce travail de recherche :

Apporter un soutien scientifique, logistique, matériel et financier aux organisations oeuvrant pour la recherche et la conservation des espèces menacées.

Parmi ces travaux de recherche :

Le Zoo de La Flèche a été sollicité par un laboratoire hollandais pour l’aider à réaliser une étude sur la nutrition des guépards. L’équipe vétérinaire du Zoo a également réalisé des prélèvements de poils sur des zébus et a fait parvenir les résultats à une université polonaise, réalisant des recherches sur la génétique des bovidés. Bientôt, le parc devrait participer à une étude sur l’ours polaire, en collaboration avec un laboratoire allemand. Ces travaux, réalisés à l’échelle internationale, le Zoo de La Flèche souhaite les poursuivre. Ils permettent à la fois d’enrichir ses connaissances en matière de zootechnie et de médecine vétérinaire, mais aussi de faire avancer la recherche fondamentale.

Medical training

Le Zoo de La Flèche est devenu le leader du medical training, une technique comportementale qui off re, grâce à un apprentissage et une désensibilisation, la possibilité de soigner les animaux sans les capturer, limitant ainsi les périodes de stress. Cette technique permet notamment d’éviter très souvent l’anesthésie, dangereuse et difficile à maîtriser avec les animaux.

Cyril Hue, vétérinaire au Zoo depuis 2000, est un des acteurs majeurs de cette discipline en France. Il est parvenu, en une dizaine d’années, à développer cette pratique née aux Etats- Unis il y a plus de 40 ans.

Au Zoo de La Flèche, le medical training a démarré avec les mammifères marins. À l’époque, cette méthode d’entraînement aux soins avait été suivie avec attention par les équipes des plus grands centres de présentation d’espèces marines, comme Nausicaa (Boulogne-sur-Mer) et Océanopolis (Brest).

 

Un exemple concret avec les otaries

img-proteger-03img-proteger-02Lorsque les otaries sont endormies médicalement, elles risquent de se mettre en apnée et de ne pas se réveiller. Une anesthésie pourrait donc être fatale.
Grâce au medical training, les otaries se laissent manipuler et les soigneurs peuvent réaliser un examen clinique complet sans risque.
Seule une relation de confiance exceptionnelle avec le soigneur-entraîneur, ainsi qu’un travail rigoureux et quotidien permettent d’obtenir la collaboration volontaire et pacifique de l’animal pour la réalisation de ses propres soins.

 

 

 

 

Et avec les éléphants!

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De par leur taille et leur caractère, les éléphants sont très difficiles à contenir. Et pourtant ! Une simple rondelle de pomme suffi t à ce qu’ils présentent leurs pieds pour se les faire limer ou qu’ils se prêtent, sans sourciller, à des palpations abdominales ou à un examen de la bouche.

Depuis, la technique s’est étendue à d’autres animaux tels que les rapaces, les lémuriens, les ours, les pandas ou encore les hippopotames. Intégrée au quotidien de l’animal, cette maîtrise du comportement permet d’intervenir plus facilement pour les soins et de limiter au maximum le stress, prévenant ainsi le bien-être des animaux dans la durée.