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Les chercheurs du CNRS au Zoo : études scientifiques sur nos otaries de Californie

Des chercheurs du CNRS ont investi le complexe aquatique du Zoo de La Flèche afin de mener des études scientifiques sur nos otaries de Californie. C’est naturellement que nos 5 mâles : Wally, Jimmy, Cooky, Tanguy et Lucky se sont prêtés au jeu au service de la science.

 

Les acteurs de la recherche scientifique

                                                

 

Depuis plusieurs jours, nous accueillons Isabelle à droite, chercheuse de l’institut des neuro sciences du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) d’Orsay & Jules à gauche étudiant en master 2 pour effectuer une étude olfactive sur les otaries de Californie. Cette étude vise à mettre en évidence le lien entre les modalités de communication et les structures sociales chez les pinnipèdes (les phoques, les otaries et les morses). En intégrant les contraintes biologiques et environnementales propres à chaque espèce, les scientifiques du CNRS cherchent à évaluer les capacités olfactives aérienne et sous-marine des otaries de Californie. C’est-à-dire ?

 


Les études olfactives des pinnipèdes

Wally, l'otarie de Californie
Wally, l’otarie de Californie

En effet, on constate une véritable diversité dans les structures sociales, les systèmes de reproduction et les habitats naturels des pinnipèdes. C’est pourquoi ces chercheurs tentent de comprendre comment ces mammifères marins interagissent et communiquent entre eux grâce aux odeurs et aux signaux acoustiques.

 

A force d’observations et de tests, les chercheurs du CNRS ont remarqué que les otaries utilisent l’olfaction dans leurs communications sociales. Par exemple, les mères et leurs petits se reniflent fréquemment et reconnaissent mutuellement leurs signaux acoustiques. Elles ont donc la capacité de distinguer la parenté des otaries, c’est-à-dire de reconnaître celles appartenant à la famille et celles étrangères au groupe.

 

Les études concluent que les pinnipèdes et notamment les otaries possèdent une véritable mémorisation olfactive et acoustique. Dans un langage scientifique, c’est ce qu’on appelle la cognition olfactive, c’est-à-dire la capacité d’avoir une représentation de la filiation et des membres d’une même colonie.

Les objectifs de ces études olfactives

Les objectifs de ces études sont divers. Tout d’abord il s’agit d’avoir une meilleure compréhension de ces espèces fascinantes et de suivre l’évolution des populations dans leur milieu naturel. Mais aussi, d’élargir nettement nos connaissances des univers sensoriels des pinnipèdes afin de mieux cerner l’impact des activités humaines sur ces espèces. Il faut savoir que les activités industrielles à l’instar de la pollution chimique, des déchets plastiques ou encore du trafic maritime ont un impact direct sur les facultés sensorielles des pinnipèdes dans leur habitat naturel.

 

En somme, l’objectif final de cette étude : MIEUX COMPRENDRE POUR MIEUX PROTÉGER !

Et pour finir, nous souhaitons adresser un grand MERCI aux scientifiques qui contribuent grandement à la compréhension des capacités cognitives des pinnipèdes qui demeurent encore mal connues.

 


Pourquoi le Zoo participe aux recherches scientifiques ?

Bérénice & Lucky
Bérénice & Lucky

Ces études s’inscrivent parfaitement dans les missions de recherche du parc qui a également un rôle de médiation scientifique auprès du public. Le Zoo de La Flèche constitue donc un véritable écosystème de recherche ! Pour rappel, Le Zoo de La Flèche œuvre activement pour la protection des mammifères marins sur les côtes françaises au côté de ces deux partenaires : l’Université de La Rochelle & le Parc Marin de la mer d’Iroise.

 

Au Zoo, Lucky, Wally, Jimmy, Tanguy et Cooky se prêtent bien volontairement en tant que « cobaye » à ses études scientifiques. Les chercheurs Jules & Isabelle essayent donc de comprendre si nos otaries de Californie sont capables de distinguer les odeurs en milieu aérien. Sont-elles réellement capables de faire la différence entre les diverses odeurs de poissons, entre leurs soigneurs référents ou bien entre leurs propres congénères ?

 

C’est justement parce que nos otaries font preuve d’une véritable coopération volontaire que les chercheurs se tournent naturellement vers les parcs zoologiques afin d’échafauder leurs hypothèses scientifiques et ainsi nourrir davantage les recherches.